La maladie du train arrière chez le chien est une préoccupation fréquente et inquiétante pour de nombreux propriétaires. Lorsqu’un chien commence à montrer des signes de faiblesse ou de paralysie au niveau de ses pattes arrière, cela peut profondément affecter sa qualité de vie et nécessiter une intervention rapide et adaptée. Le train arrière, essentiel à la mobilité, peut être affecté par diverses troubles, dont les symptômes peuvent passer de l’inconfort léger à la paralysie totale. En 2025, la compréhension approfondie de ces affections par la communauté vétérinaire permet une prise en charge plus efficace, intégrant les avancées en neurologie canine, en matière de diagnostic et de traitements.
Les premiers signes observés incluent souvent une difficulté à se lever, une démarche anormale ou des pertes d’équilibre. Ces symptômes doivent alerter rapidement, car dans certains cas, ils précèdent une paralysie partielle ou complète du train arrière. Les causes sont multiples et variées, englobant le vieillissement, les traumatismes, les maladies neurologiques, les hernies discales, ainsi que des affections métaboliques ou dégénératives. Chacune de ces causes nécessite une approche spécifique pour améliorer le pronostic et le confort de l’animal.
Ce phénomène ne concerne pas uniquement les chiens âgés ou de grandes races ; certains petits chiens sont également à risque, notamment à cause de conditions comme la hernie discale. Face à ces enjeux, il est crucial de connaître les symptômes, d’identifier les causes sous-jacentes grâce à un diagnostic vétérinaire précis, puis d’envisager les solutions thérapeutiques adéquates. De plus, la prévention et le suivi régulier restent des leviers majeurs pour réduire l’incidence et la gravité de ces troubles locomoteurs.
En bref :
- La maladie du train arrière chez le chien se manifeste par des troubles de la mobilité allant de la faiblesse à la paralysie.
- Les causes sont diverses : vieillissement, hernie discale, maladies neurologiques, traumatismes ou tumeurs.
- Un examen vétérinaire spécialisé, incluant souvent des examens d’imagerie, est nécessaire pour établir un diagnostic précis.
- Les traitements varient de la médication à la chirurgie, avec un accompagnement par la physiothérapie et des aides à la mobilité.
- Une prévention efficace passe par un suivi régulier, une alimentation adaptée et des compléments favorisant la santé articulaire.
Identifier les symptômes clés de la maladie du train arrière chez le chien
Reconnaître rapidement les symptômes de troubles affectant le train arrière est un enjeu de taille pour les propriétaires soucieux du bien-être de leur compagnon. Le train arrière assure non seulement la locomotion mais aussi l’équilibre lors des déplacements. Dès que le chien manifeste des blocages ou une gêne, il est primordial d’observer ces signes précocement.
Manifestations cliniques communes
Les symptômes peuvent débuter par une faiblesse diffuse dans les pattes postérieures, avec une difficulté à se lever ou maintenir la station debout. Un chien peut alors adopter une démarche particulière où il semble « sautiller » sur ses pattes avant, traînant les postérieurs, témoignant d’un déficit locomoteur marqué. Cette démarche dite « en kangourou » est un signal d’alarme indiquant une atteinte sévère du train arrière.
La raideur au niveau du bassin ou une démarche saccadée signalent une douleur ou une perturbation articulaire ou neurologique. Par ailleurs, l’atrophie musculaire des cuisses peut rapidement s’installer, signe d’une diminution de la mobilisation de l’articulation. Ce phénomène résulte souvent d’une inactivité prolongée ou d’une mauvaise innervation des muscles concernés, et peut s’observer à l’œil nu ou lors de la palpation.
Le chien peut aussi exprimer une réticence à réaliser certains mouvements, comme sauter, courir ou monter les escaliers. Ces comportements d’évitement traduisent souvent une douleur ou une appréhension liée à une mauvaise stabilité ou à une gêne persistante. Noter ces changements dans les habitudes du chien est crucial pour un diagnostic précoce.
L’importance d’une évaluation vétérinaire approfondie
Il faut impérativement consulter un vétérinaire face à ces signes. L’évaluation clinique approfondie inclut :
- La palpation précise des muscles et des articulations pour détecter toute sensibilité ou anomalie.
- L’évaluation des réflexes nerveux et de la coordination motrice, indispensables pour différencier les atteintes neurologiques des problèmes orthopédiques.
- L’observation du comportement et de la progression des symptômes dans le temps, afin de mieux orienter le diagnostic.
Un examen vétérinaire complet permet d’écarter ou confirmer des affections comme l’arthrose, la sténose lombosacrée, ou d’autres maladies neurologiques. En raison de la diversité des troubles, le recours à des examens complémentaires tels que le scanner ou l’IRM s’avère souvent nécessaire pour établir un diagnostic exact.
| Symptôme | Description | Conséquences possibles |
|---|---|---|
| Difficulté à se lever | Peine à passer de la position couchée à debout | Atrophie musculaire, douleur chronique |
| Démarche anormale (sauts) | Mobilisation des antérieurs pour compenser faiblesse postérieure | Risque de chute et diminution de la mobilité |
| Atrophie musculaire | Perte progressive de masse et de tonus musculaire | Affaiblissement durable, perte d’autonomie |

Décrypter les causes principales de la maladie du train arrière chez le chien
La compréhension des causes sous-jacentes est essentielle pour adresser efficacement cette maladie. Plusieurs facteurs peuvent compromettre la mobilité des pattes arrière, souvent liés à des pathologies médicales ou à des traumatismes.
Dégénérescence, vieillissement et arthrose
Chez le chien senior, la dégénérescence des disques intervertébraux engendre fréquemment des troubles. La sténose lombosacrée se produit lorsque ces disques s’usent, comprimant les racines nerveuses dans le bas du dos. Les grandes races, comme le Berger Allemand, sont particulièrement vulnérables à cette affection qui entraîne raideur, douleur et déficit locomoteur.
L’arthrose, résultant de la détérioration du cartilage, est une cause courante de douleurs articulaires chroniques. Elle provient d’une usure progressive due à l’âge, à l’excès de poids ou à des activités excessives. Ce type de trouble provoque une limitation des mouvements et une crispation musculaire qui impactent directement les postérieurs.
- Surpoids et obésité
- Races prédisposées : Labrador, Golden Retriever, Berger Allemand
- Manque de rééducation après une blessure
- Activités physiques inadaptées ou excessives
Affections neurologiques et troubles métaboliques
La neurologie canine met en lumière plusieurs maladies touchant la moelle épinière et les nerfs responsables de la mobilité. Les lésions peuvent provenir de :
- Hernie discale : Le disque intervertébral prolapsé appuie sur la moelle épinière, entraînant une paralysie partielle ou complète. Cette maladie est fréquente chez les races comme le Teckel ou le Basset.
- Myélopathie dégénérative : Maladie progressive engendrant une dégradation irréversible des nerfs spinaux, souvent observée chez le Berger Allemand.
- Tumeurs spinale : Ces masses exercent une pression sur la colonne, provoquant douleur et faiblesse.
- Infections du système nerveux central : Certaines inflammations ou infections peuvent avoir un impact direct sur la motricité.
| Cause | Description | Races fréquemment touchées |
|---|---|---|
| Sténose lombosacrée | Dégénérescence et compression nerveuse | Grandes races, chiens âgés |
| Hernie discale | Compression de la moelle par disque prolapsé | Teckel, Basset, Dachshund |
| Myélopathie dégénérative | Détérioration progressive de la moelle épinière | Berger Allemand, Boxer |
| Tumeur spinale | Compression due à une masse vertébrale | Toutes races, souvent âgées |
Traumatismes et accidents
Des incidents tels que les chutes, les accidents de la route ou les bagarres peuvent causer des fractures vertébrales ou des lésions médullaires sévères. Ces blessures entraînent souvent une paralysie soudaine, nécessitant un traitement vétérinaire d’urgence. Le maintien strict de la colonne vertébrale, l’administration rapide d’anti-inflammatoires et une rééducation rigoureuse sont essentiels pour améliorer le pronostic.
Pour approfondir ce sujet, un guide vétérinaire complet est accessible sur compagnon-canin.fr, qui détaille les mécanismes de ces traumas et leurs prises en charge.
Les traitements adaptés pour la maladie du train arrière chez le chien
La diversité des solutions thérapeutiques repose sur un diagnostic précis et la nature du trouble. Les avancées vétérinaires de 2025 offrent aujourd’hui une palette complète de traitements pour accompagner la guérison ou atténuer les symptômes.
Médication et interventions chirurgicales
Les anti-inflammatoires et antidouleurs permettent de diminuer la douleur articulaire ou nerveuse, offrant un confort immédiat essentiel à la qualité de vie. Plusieurs laboratoires proposent des formules spécifiques et bien tolérées par le chien.
La chirurgie est souvent inévitable dans les cas de hernie discale sévère ou de sténose lombosacrée avérée. L’intervention vise à décompresser la moelle épinière, ce qui peut considérablement améliorer la mobilité post-opératoire si elle est réalisée à temps.
Rééducation et prise en charge fonctionnelle
Au-delà de la médecine, la rééducation joue un rôle majeur. Sous contrôle vétérinaire, la physiothérapie renforce les muscles affaiblis, stimule la circulation sanguine et réduit les risques de complications secondaires. Les séances incluent des massages, hydrothérapie, et exercices adaptés.
Les compléments alimentaires, tels que Flexadin, reconnus pour leurs effets positifs sur le cartilage et la santé articulaire, complètent bien cette approche. Ils contribuent notamment à soutenir les fonctions articulaires sur le long terme et à prévenir l’aggravation des lésions.
| Traitement | Indications principales | Avantages |
|---|---|---|
| Anti-inflammatoires | Inflammations et douleurs modérées | Soulagement rapide et amélioration du confort |
| Chirurgie | Compression nerveuse sévère | Amélioration durable de la mobilité |
| Compléments alimentaires | Soutien du cartilage | Diminution progressive des douleurs |
| Physiothérapie | Renforcement musculaire et mobilité | Restauration fonctionnelle et bien-être |
Enfin, adapter l’alimentation est crucial. Des marques spécialisées comme Royal Canin ou Purina proposent des gammes spécialement conçues pour les chiens souffrant de troubles articulaires, alliant équilibre nutritionnel et soutien articulaire.

Équipements et soins quotidiens pour soulager un chien avec maladie du train arrière
Le quotidien du chien souffrant de paralysie ou faiblesse du train arrière nécessite des aménagements spécifiques afin d’assurer sa sécurité et son confort. Les propriétaires disposent aujourd’hui d’un éventail d’outils pour accompagner leur animal.
Dispositifs d’aide à la mobilité
Le recours à un harnais de soutien est souvent conseillé, permettant au propriétaire de soulager la pression sur les membres postérieurs pour faciliter les déplacements ou la rééducation. Pour les cas de paralysie complète, des chariots roulants adaptés restaurent une certaine autonomie, offrant une meilleure qualité de vie et la possibilité pour le chien de se déplacer avec plus de liberté.
Les rampes facilitent l’accès au véhicule, au canapé ou au lit, évitant les sauts brusques qui peuvent aggraver la condition. Par ailleurs, le soin quotidien de la peau, notamment en cas d’immobilité prolongée, s’avère une étape préventive importante afin d’éviter les escarres ou irritations. Des produits vétérinaires spécialisés, comme Advantage Vet, sont recommandés.
Prévention et hygiène de vie adaptée
Pour limiter l’évolution négative de la maladie, il est essentiel :
- De maintenir un poids idéal réduisant le stress sur les articulations.
- D’adapter l’exercice physique en privilégiant des séances douces et régulières.
- D’utiliser, en complément, des produits naturels tels que Zylkene pour atténuer le stress lié à l’inconfort et au changement.
- Assurer un suivi vétérinaire régulier pour ajuster les traitements et surveiller les progrès.
Ces mesures, associées à un environnement sécurisé comprenant des tapis antidérapants par exemple, améliorent significativement la vie des chiens affectés tout en prévenant de nouvelles complications.
Pour approfondir tous ces aspects et découvrir d’autres conseils pratiques, il est utile de consulter des ressources spécialisées comme cliniqueveterinaire.org ou Dalma qui offrent des guides complets sur le sujet.